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Sahara occidental : Le Congrès américain refuse de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc

Le président du Congrès américain, le sénateur Patrick Leahy, a affirmé, dans une réponse franche aux prétentions de l’occupation marocaine, le refus du Congrès de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, en introduisant les aides octroyées au Sahara occidental de manière distincte de celles octroyées au Maroc.

Contrairement à ces dernières années, le Congrès américain n’a pas placé le Sahara occidental au titre de la clause relative au Maroc dans la loi de finances 2022, signée par le Président Joe Biden, mardi, ce qui explique le refus explicite du Congrès de toutes les tentatives visant la violation du Droit international au Sahara occidental.

Le texte de loi souligne l’attachement du Congrès américain, tout comme les Nations unies, à la non reconnaissance de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, selon un communiqué publié par le sénateur Patrick Leahy, ajoutant que les aides au Sahara occidental ont été introduites dans un autre article dans le cadre de l’Initiative de Partenariat des Etats-Unis au Moyen-Orient (MEPI).

Le communiqué a fait état, en outre, de « la poursuite du soutien au processus politique conduit par les Nations unies à même de réaliser une solution politique juste, permanente et acceptable pour les deux parties, à savoir le Maroc et le Front Polisario, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité onusien ».

Selon le sénateur Leahy, la situation politique au Sahara occidental est une affaire devant être résolue entre les deux parties et non pas par le Congrès.

Les membres du Congrès américain avaient adressé, vendredi dernier, une lettre au président américain dans laquelle ils expriment leur inquiétude quant à la politique des Etats-Unis vis-à-vis du Sahara occidental et les contrats d’armes conclus entre l’administration de Biden et le Maroc en décembre dernier.

« Nous exprimons notre inquiétude du risque que ces armes puissent être utilisées contre le peuple sahraoui », ont-t-ils affirmé.

APS

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