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Plan d’action du Gouvernement : Priorité à la diplomatie économique et au rapprochement avec l’Afrique

La contribution à la sécurité et la stabilité régionales, le renforcement des liens avec l’Afrique et le Monde Arabe, le redéploiement de la diplomatie économique au service du développement de l’Algérie figurent parmi les priorités du Plan d’action du Gouvernement pour la mise œuvre du Programme du président de la République/

« L’action diplomatique de notre pays, au cours des prochaines années, sera orientée vers la défense des intérêts de la Nation, la contribution à la sécurité et la stabilité régionales, le renforcement des liens avec l’Afrique et le Monde Arabe, le développement du partenariat et de la paix dans le monde et le redéploiement de la diplomatie économique au service de notre développement », indique le texte du Plan d’action, dont l’agence officielle APS a publié de larges extraits.

« L’Algérie, de par son histoire, son poids et son emplacement géographique central entre l’Afrique, le Monde Arabe et la Méditerranée sera engagée plus que jamais dans la promotion d’initiatives, de dynamiques de réconciliation et d’efforts en vue de contribuer à la solution aux crises et conflits dans la région à l’instar du conflit du Sahara occidental, de la crise libyenne ou à l’instabilité dans la région sahélo-saharienne ainsi qu’à travers le continent africain, le Moyen-Orient et le bassin de la Méditerranée occidentale », annonce le plan d’action gouvernemental.

« Le conflit qui oppose le Maroc au Front Polisario doit trouver sa solution dans le cadre du processus de décolonisation et de l’organisation d’un référendum d’autodétermination sous l’égide des Nations unies », précise le texte. « En leur qualité d’Etats membres de l’Union Africaine, le Royaume du Maroc et La République Arabe Sahraouie Démocratique ont l’obligation de contribuer à la stabilité régionale en respectant scrupuleusement les valeurs, buts et principes de l’Acte constitutif de l’Union Africaine », rappelle-t-il

« En Libye, l’Algérie s’emploiera à conforter la dynamique de réconciliation du peuple libyen et l’organisation des élections, loin de toute interférence et ingérence étrangères. Au sahel, l’Algérie redoublera d’efforts pour aider à la stabilité et la sécurité de cette région, à laquelle elle appartient et dont les pays sont liés à elle par des liens historiques, politiques et humains, forts et multiples ainsi que par une communauté de destin face à des défis existentiels », explique le plan d’action.

« Les dimensions arabe et africaine seront pleinement assumées dans le cadre de la redynamisation de l’action diplomatique algérienne en vue de consolider les liens de fraternité et d’amitié avec les pays de ces régions qui font partie de la profondeur stratégique et de l’enracinement civilisationnel de notre pays », précise-t-on. « Au sein du Monde Arabe, l’Algérie œuvrera, au cours des prochains mois, à la refondation de l’action arabe commune grâce à la réunion des conditions optimales pour la tenue et le succès du prochain Sommet Arabe », ajoute-t-il.

Le Sommet Arabe, « outre la consolidation des valeurs communes, devrait consacrer le caractère central de la cause palestinienne et la mise à jour de l’Initiative arabe de paix de 2002 qui demeure une chance pour l’ensemble des pays de la région de vivre ensemble dans une paix globale assurant l’établissement de l’Etat national palestinien avec El-Qods pour capitale ».

« En Afrique, il s’agira de renouer avec les traditionnelles relations de solidarité qui ont souffert des préoccupations internes des Etats et de la pandémie du COVID-19 au cours des dernières années. Il s’agira de travailler avec nos partenaires africains à consolider la stabilité, la sécurité et la paix, à multiplier les médiations et bons offices pour résoudre les problèmes sans interférences extra-africaines et unir nos efforts pour assurer notre développement économique, social et humain », informe le plan d’action.

Le soutien aux organisations continentales fait également partie des actions prévues par le Gouvernement algérien. Il évoque, à ce propos, la volonté de l’Algérie d’aider à la mise en œuvre de la ZLECAF (Zone de libre-échange continentale africaine) et de développer les projets d’infrastructure intra-africains à l’image de la Transsaharienne, le gazoduc Algérie-Nigéria et la fibre optique.

Par ailleurs, les relations avec l’Afrique et le Monde Arabe se développeront sans préjudice de la reprise et du raffermissement de nos relations avec les pays d’Asie, d’Amérique Latine et les Caraïbes ou l’Algérie multipliera les contacts à tous les niveaux et élargira la coopération avec les pays amis dans ces régions, souligne le document.

« Sur la scène internationale, l’Algérie mènera une action proactive et multiforme, afin de permettre à notre pays de se consolider en acteur créatif apportant sa contribution, comme par le passé, aux règlements des crises et tensions internationales et exerçant une influence sur le cours d’événements marquants dans l’histoire de la communauté internationale et dans la vie de l’humanité », ajoute la même source.

« Les missions diplomatiques et consulaires amplifieront les initiatives à l’effet de travailler à la réduction de la dépendance aux exportations d’hydrocarbures en attirant les IDE et en aidant à l’augmentation d’exportations de produits et services algériens, notamment en direction de l’Europe dans le cadre du potentiel de l’Accord d’Association avec l’Union Européenne ainsi qu’en Afrique et dans le Monde Arabe », prévoit le plan d’action.

D’autre part, le Gouvernement a décidé de restructurer le réseau des chargés des affaires économiques et commerciales dans les missions algériennes à l’étranger. Des cycles de formations seront assurés à ces cadres afin de les initier aux nouvelles réalités économiques.

Par ailleurs, « une conférence nationale sur la diplomatie économique, qui regroupera tous les intervenants, sera organisée au cours du dernier trimestre 2021, pour apporter des solutions aux questions en suspens en matière d’IDE et de promotion des exportations sur les marchés extérieurs notamment en Afrique et les pays du voisinage », informe le gouvernement.

Enfin, la généralisation des nouvelles technologies de l’information et la gestion des ressources humaines fait partie des chantiers que le gouvernement compte lancer pour, entre autres objectifs, renforcer la place des jeunes, des femmes et des compétences nationales dans l’encadrement de l’appareil diplomatique.

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