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Industrie : recensement de 200 entreprises aptes à la mise à niveau

Bureaucratie, contraintes législatives, problèmes d’accès au marché, des obstacles qui entravent les projets de l’entreprise algérienne de réaliser une véritable relance économique. « Le temps nous manque cruellement. Nous sommes en train de travailler avec le ministère de l’Industrie dans le cadre d’une coopération avec l’Union européenne sur la réorganisation, par filière, des PME », déclare, ce mardi matin, Adel Bensaci, président du Conseil national de concertation et de développement de la PME (CNCDPME), dans l’Invité de la Rédaction de la Chaine 3 de la Radio Algérienne.

Cette réorganisation par filière a donné lieu, selon Adel Bensaci, à un recensement de 200 entreprises aptes à la mise à niveau, notamment dans le secteur de la mécanique. « Nous sommes actuellement en train de réaliser une opération pilote avec deux filiales du groupe Sonatrach afin de faire une présélection, de travailler avec l’agence de développement et de mise à niveau pour faire de ces champions nationaux en mécanique de véritables entreprises qui seraient capables d’aller même à l’exportation et surtout être des substituts à l’importation », souligne-t-il, insistant sur la nécessité pour l’Etat de « changer d’approche vis-à-vis des entreprises et d’aller vers un contrat de performance. »

Pour cette mise à niveau, précise l’Invité de la Chaine 3, elle ne concerne que les entreprises disposant d’un marché au niveau national, condition qui permet aux instances responsables de les « arrimer aux chaînes de valeurs internationales de manière à leur assurer une pérennité de travail, grâce notamment aux projets de partenariat que propose l’Union européenne. »

Poue Bensaci, l’aspect éthique des entreprises est aussi d’un apport considérable. « La transparence et l’objectivité sont deux valeurs essentielles pour la pérennisation du travail de l’entreprise. Nous devons travailler dans le cadre de la loi, qui doit aussi évoluer et permettre au business de se développer. »

Quant à la complexité de ces lois, « qui génère la bureaucratie », selon lui, la simplification, la standardisation et la création des guichets uniques sont les meilleures solutions pour « faciliter le travail de nos entreprises », explique le même responsable, qui appelle à réinstaurer le respect des entreprises algériennes au niveau national tout en leur accordant la confiance nécessaire.

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