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Combien vaut l’Ukraine ?

Au onzième jour de son conflit avec l’Ukraine, la Russie de Poutine mène une guerre pas comme les autres, elle n’est pas traditionnelle, avec ses calcules et ses stratégies qui englobent tous les aspects de la crise. La bataille n’est pas du tout militaire puisque le patron de Moscou est maître du jeu dans le pays de Zelensky, elle est dorénavant aussi économique eu égard aux multitudes secousses dans la sphère des affaires suite à l’embargo décrété par les pays de l’Alliance atlantique.

A défaut de s’embourber dans un conflit armé face à la Russie, les pays de l’Otan ont préféré jouer la carte de l’asphyxie économique tous azimuts, blocage des avoirs, exclusion du réseau bancaire Swift, et bien sure le « festival » des hostilités sur les terrains sportifs saupoudrées par des embargos qui frisent le ridicule ; même d’outre-tombe Dostoïevski en eu pour son compte.. Mais une fois l’exhibitionnisme du frileux passé, la réalité ferra place à la logique économique qui devrait, à moyen terme, avoir droit de cité, et prévaloir ses argument dans la résolution dudit conflit.

Des groupes industriels lourds commencent à faire entendre leurs voix, notamment dans les secteurs pétrolier et gazier, qui refusent catégoriquement de suivre le sillage des politiques, le français TotalEnergies, en exemple phare, dit clairement qu’il n’a pas l’intention de quitter la Russie. Le roi des réseaux sociaux, Meta, annonce la fermeture de son Facebook pour les russes, puis il se rétracte, Elon Mask lui aussi n’a pas l’intention de couper les services internet via ses satellites Stalink à l’Ukraine ni ailleurs, et la liste des réfractaires risque de s’allonger, d’un jour à l’autre, durant les prochaines semaines, au fur et à mesure que le manque à gagner, en milliards de dollars, va se faire sentir. Le président Biélorusse Loukachenko l’a bien compris, lui qui a déclaré hier et en toute confiance « il faut seulement qu’on résiste, dans un an, les pays européens  vont venir nous supplier.. ».

Contrairement aux supputations ambiantes, le conflit russo-ukrainien ne va pas se résoudre à coup de missiles ou de tanks, mais à partir d’un soupèsement, en partant de la valeur de l’Ukraine et son poids sur la balance des intérêts capitalistes de l’Occident. Un soutien sans limites à Kiev risquerait d’alourdir la facture, et les actionnaires des multinationales n’ont pas les mêmes intérêts et les mêmes sentiments que ceux des supporteurs dans les gradins de la Première ligue anglaise, ils n’auront aucunement l’intention de perdre des marché comme celui de la Russie et surtout de la Chine qui s’alliera inéluctablement avec son voisin de l’Est si le conflit s’enlise.

Au bout du compte, les belliqueux de l’Otan vont être rappelés à l’ordre et obligés de s’assoir autour d’une table et acquiescer une logique économique qui dépassent leurs galons, celle qui posera la question : Combien devrons-nous perdre pour sauver l’Ukraine ?

L’Ukraine sera sacrifiée, un jour ou l’autre, d’une façon ou d’une autre, et Poutine le sait très bien. La force de l’argent a une autre logique. Après tout, l’Ukraine n’est-elle pas, uniquement, une ancienne république de l’ex-Union soviétique ?

M.H.  

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