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Bank ABC Algérie annonce le lancement du financement « Ijara » dédié à la rénovation des logements

Bank ABC Algérie a annoncé, hier, le lancement d’un nouveau produit de financement dédié à la rénovation des logements, dans le cadre de son offre de banque islamique. Cette nouveauté a été présentée en marge du Salon du crédit, du leasing et de l’investissement.

Selon Mohamed Amine Fellaq Arouiat, responsable régional de la finance islamique au sein de l’établissement, la banque enrichit progressivement la gamme de services proposés via sa fenêtre islamique “Al Barraq”. Le nouveau produit permet ainsi aux particuliers de bénéficier de financements allant de 3 à 4 millions de dinars, en fonction de leurs revenus. La durée de remboursement varie entre 2 et 10 ans, offrant une flexibilité adaptée aux capacités financières de chaque client.

Fellaq Arouiat a rappelé que la banque a récemment multiplié les offres conformes aux principes de la finance islamique, notamment avec le produit “Krousti”, basé sur le principe de la murabaha, permettant aux clients d’acquérir des véhicules grâce à un montage transparent où la banque achète et revend une part du bien.

Profitant de sa présence au salon, Bank ABC Algérie présente également plusieurs nouveautés, dont le lancement du produit “Ijara”, une formule de financement islamique destinée aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises. La banque annonce par ailleurs l’organisation d’un tirage au sort spécial finance islamique, illustrant sa volonté de proposer une offre modernisée, diversifiée et accessible.

De son côté, le professeur Mohamed Boudjelal, econonomiste et membre du Haut Conseil Islamique.   Intervenant à la conférence de presse initiée par Bank ABC Algérie et intitulée « la finance islamique au service de l’économie nationale», a estimé que «La finance islamique a fait des pas géants depuis sa promulgation le 15 mars 2020 ». Avançant un bilan de cette activité bancaire qui concerne 21 banques dont 7 qui relèvent du public, il précisera que «l’activité a drainé pas moins de 900 milliards de dinars en fonds levés et 600 milliards de financement».  Boudjelal a toutefois déploré «l’absence de banques privées qu’il s’agisse de finance islamique ou conventionnelle hormis pour  Al Baraka Bank au sein de laquelle l’Algérie détient des capitaux ». Il a noté, enfin, qu’il insiste «des segments d’activité sur lesquels il y’a une réelle demande sur les produits islamiques  qui n’est pas satisfaite » en référence à 8 institutions soumises à la réglementation de la banque d’Algérie qui n’ont toujours pas ouverts de guichets dédié à la finance islamique.

R.N.

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