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Nouvelle loi sur la monnaie et le crédit : Vers l’émergence de nouveaux prestataires de service de paiement, selon le vice-gouverneur de la Banque d’Algérie

Lors de la journée  d’études organisée, ce mercredi, par le Cercle d’action et de réflexion (CARE) sous le thème : « Quelle finance digitale pour l’Algérie », Mouatassem Boudiaf, vice-gouverneur de la Banque d’Algérie a affirmé que « La Banque d’Algérie est résolument orientée vers une digitalisation massive  que ca soit en interne ou en externe et que le processus est amorcé depuis janvier dernier ». Il a confié également, que la nouvelle loi sur la monnaie qui est encore au stade de projet  prévoit des nouveautés dont « l’émergence de nouveaux prestataires de services de paiement notamment en faveur des startups» mais point d’ « établissement de monnaie électronique » qui doit rester, selon son avis, « du seul ressort de la Banque centrale ». Mais au delà de l’ancrage juridique qui est en train de se mettre en place , Boudiaf insistera longuement sur « la nécessité de gagner la confiance des citoyens et les inciter à utiliser les instruments de paiement mis à leur disposition». Car jusque là, dit-il « la majorité des détenteurs de Carte interbancaire (CIB) ou Edahabia d’Algérie Poste utilisent leurs cartes uniquement pour le retrait. « En revanche, ils préfèrent utiliser le cash dans leurs transactions de paiement ». D’après les chiffres avancés par le vice-gouverneur, «  le taux de bancarisation a atteint les 43% » et que sur  «les 11, 5 millions  de cartes interbancaires, 80% des opérations de transactions électroniques en Algérie sont des retraits d’argent » aussi «  le taux d’utilisation des cartes bancaires pour le paiement n’excède pas les 5 à 6% ». Il poursuit : « Plus de 1.000 milliards de dinars sont retirés en espèces chaque année au niveau d’Algérie Poste ». Un constat d’autant plus affirmé par Madjid Messaoudene, administrateur de GIE-Monétique qui confirme que « la confiance est loin d’être ancrée » et qu’  « il reste un  effort à faire pour convaincre y compris dans le cercle bancarisé ».  Hind Benmiloud l’avocate spécialisée en TIC et membre du Think-tank CARE, a indiqué, pour sa part  que  « L’aspect législatif manque » et qu’  « il est aujourd’hui indispensable  d’aller trés vite  combler cette lacune» expliquant que « La véritable politique de la mise en place d’une digitalisation repose surtout sur les textes d’application pour avancer très vite ». Il a été question, par ailleurs,  de business plan à adopter développé par Alice Negre, spécialiste d’inclusion financière à UNCDF (Fond d’équipement des Nations Unies).  Toujours sur la finance digitale, elle dira aussi : «  Dans les pays, qui ont fait le pari de la monnaie électronique, mettant en place l’écosystème nécessaire (incluant cadre réglementaire, digitalisation des transferts gouvernementaux, réseau de distribution, encouragement au paiement marchand, campagne de sensibilisation des clients), le succès a rapidement été au rendez-vous. Cette inclusion financière, à son tour, peut améliorer les revenus, accroitre la résilience et améliorer la vie des populations à bas revenus, et en particulier les femmes ».

N.S

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