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La France calme la colère des agriculteurs avec une série de mesures « protectrices »

Les manifestations de colère paysannes qui se sont récemment propagées dans les régions françaises ont coïncidé avec des mouvements similaires dans plusieurs pays européens, notamment en Espagne, au Portugal, en Italie et en Belgique, et ont atteint leur apogée lors du sommet européen extraordinaire de Bruxelles, et se sont imposées au programme du sommet. , qui s’est consacré à l’adoption du budget et à allouer 50 milliards d’euros à l’Ukraine sur 4 ans, pour l’aider à résister à sa guerre avec la Russie.

Le président français Emmanuel Macron n’a pas pu ignorer la volonté des agriculteurs d’aller jusqu’au bout de leur sit-in, transformant les entrées de la Commission à Bruxelles en un front de confrontation avec des centaines de véhicules agricoles qui bloquaient les entrées de la Commission, qui appelait à une réunion parallèle pour envisager une série de mesures visant à calmer la colère des agriculteurs.

Macron attend le Salon de l’agriculture, après 3 semaines, et les élections parlementaires européennes, après 5 mois, à la lumière de la montée en puissance de Marine Le Pen, montrée dans un sondage du magazine « Le Figaro » en première position, suivie en troisième place par le chef de son parti « Rassemblement national », Jordan Bardella, et en troisième position, en quatrième position, Marion Marshall Le Pen, pour le parti « Retour » dirigé par Eric Zemmour, en parallèle avec la progression des partis d’extrême droite en la plupart des capitales européennes.

Le gouvernement français a annoncé une série de nouvelles mesures pour soutenir les agriculteurs, en plus de ce qu’il avait prévu il y a une semaine, comme l’octroi d’une aide d’urgence à ces derniers, le retrait de l’arrêt des subventions aux carburants utilisés dans les véhicules agricoles et le retrait de certaines décisions auxquelles les agriculteurs s’opposent. , notamment en approuvant le principe de « souveraineté alimentaire », comme l’a dit le président. Gouvernement Gabriel Attal : « Nous adopterons le principe de souveraineté alimentaire comme principe fondamental », un principe critiqué par certains comme étant contraire aux principes du libre-échange.

La décision d’interdire certains types de pesticides a également été retirée, dans l’attente d’une solution alternative. Cette question était l’une des raisons du mécontentement des agriculteurs, car la clause sur les pesticides les mettait en concurrence déloyale avec les produits importés de pays autorisant l’utilisation de ces pesticides sur leurs cultures.

Les Verts et les écologistes ont dénoncé cette décision de protection, alors que le gouvernement a annoncé l’interdiction de l’importation de fruits produits à partir de pesticides interdits en France.

Le gouvernement français a publié un décret sur l’accès à l’eau, autorisant les agriculteurs à créer des lacs d’eau artificiels destinés à l’irrigation, une question à laquelle s’opposent également les environnementalistes.

De son côté, Macron a indiqué que les tentatives de contournement des règles par des centrales d’achat qui imposent leurs prix aux agriculteurs et achètent leurs produits à bas prix seront confirmées.

De son côté, le ministre des Finances Bruno Le Maire a annoncé des mesures pour contrôler dans quelle mesure les entrepôts commerciaux géants respectent les contrats conclus avec les agriculteurs, contrôler l’origine des produits agricoles et lutter contre la fraude dans ce contexte.

Le Premier ministre Atal a annoncé des mesures qui seront prises en deux lots, dont le plus important est l’accent mis sur la souveraineté nationale dans le secteur alimentaire et agricole, en particulier l’accent mis sur la valeur des aliments et le rejet de la viande transformée, atteignant 50 pour cent du des produits durables, et en respectant le droit de la concurrence pour que l’agriculteur ne paie pas le prix d’une concurrence acharnée entre distributeurs et grands magasins.

De son côté, le ministre français de l’Économie a souligné le droit de l’État d’imposer des sanctions lorsque cela est nécessaire et a annoncé des mesures punitives par étapes qui commencent par un avertissement avant d’imposer la sanction. Il a souligné que tous les grands magasins seront soumis à un contrôle « dans les prochains jours » et que les produits marqués comme étant fabriqués par les grands magasins seront contrôlés pour garantir l’application du principe de concurrence loyale.

(In Agences)

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