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Crise ukrainienne : Poutine exige de l’Union européenne qu’elle paye ses achats de gaz russe en roubles

Vladimir Poutine a annoncé ce mercredi que la Russie allait exiger des « pays inamicaux » qu’ils paient leurs approvisionnements en gaz russe en roubles. Le président russe a expliqué que cette décision était la conséquence d’une rupture de confiance avec ces pays après le gel des avoirs russes à l’étranger, notamment ceux de la banque centrale de Russie dont les réserves en devises ont fondu à la suite des sanctions occidentales prises en raison de l’invasion russe de l’Ukraine.

 Ce mercredi, Vladimir Poutine a annoncé que la Russie n’acceptera plus de paiements en dollars ou en euros pour les livraisons de gaz à l’Union européenne, donnant une semaine aux autorités russes pour mettre en place le nouveau système en roubles.

« J’ai pris la décision de mettre en oeuvre un ensemble de mesures pour passer au paiement en roubles de notre gaz livré aux pays hostiles, et de renoncer dans tous les règlements aux devises qui ont été compromises », a dit le président russe lors d’une réunion gouvernementale, expliquant qu’il s’agissait d’une réaction au gel des avoirs de la Russie à l’étranger, notamment ceux de la banque centrale de Russie dont les réserves en devises ont fondu à la suite des sanctions occidentales prises en raison de l’invasion russe de l’Ukraine.

La portée de cette décision risque d’être lourde à terme au regard de l’ampleur des flux importés par les entreprises européennes. Selon le Centre for Research on Energy and Clean Air (Crea), le montant des flux entre le Kremlin et l’Europe depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie s’élève à 16,8 milliards d’euros (soit 646 millions par jour). Dans le détail : 10,6 milliards d’euros pour le gaz, 5,77 pour le pétrole (brut et raffiné) et 438 millions d’euros pour le charbon.

La pression est énorme pour cesser d’acheter du gaz russe, les entreprises européennes sont dans l’incapacité aujourd’hui de s’affranchir des approvisionnements russes. Ces derniers représentent en effet 40% des importations de l’UE. Pour l’Allemagne, cette part grimpe même à 55%. Moins dépendants, Washington a décidé d’interdire les importations d’hydrocarbures russes et le Royaume-Uni a annoncé l’arrêt de ses importations d’énergie russe d’ici fin 2022.

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