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AFRICAVER : Sauvée de la faillite grâce au soutien de Ferroviale et Sider El Hadjar

L’entreprise AFRICAVER, filiale du groupe ENAVA, relevant du holding Algeria Chemical Specialities (ACS Spa), spécialisée dans la fabrication de différents types de verre et de silicate de soude solide et liquide, a été « sauvée » de la faillite en réhabilitant son four à fusion grâce à la collaboration humaine et matérielle des groupes algériens Ferroviale et Sider El Hadjar, a indiqué le P-DG d’ACS, Abdelghani Benbetka.

« Ce four à fusion a été réhabilité avec les moyens humains et matériels locaux pour un coût de 30 millions de DA au lieu de 130 millions DA en cas où on aurait recouru aux partenaires étrangers », a précisé le responsable dans un entretien à l’APS.

Ainsi, la reprise de la production du silicate de soude, qui contribue à hauteur de 65% du chiffre d’affaires de la filiale, est intervenue en août 2021 après un arrêt total en mars 2020, a souligné M. Benbetka, en rappelant que la maintenance de ce four, assurée auparavant par des techniciens étrangers, n’a pas pu être réalisée, vu la fermeture de l’espace aérien algérien aux vols internationaux.

Ainsi, AFRICAVER a réussi à intégrer la technologie de réfection de son four et lancera prochainement celle de deux autres fours de silicate de soude et de verre imprimé pour augmenter ses capacités de production, renforcer ses parts de marché et pénétrer le marché étranger.

De plus, elle a en perspective de produire les vitrages pour les trains CORADIA, en cours d’homologation par la société SNTF, mais aussi le verre pour les équipements électroménagers (cuisinières, chauffages, fours, plaques chauffantes et autres) déjà homologués par le Groupe Condor, et en cours d’homologation par les sociétés SONARIC et ENIEM, a avancé M. Benbetka.

A noter qu’AFRICAVER active dans le segment de verre de sécurité-vitrage automobile feuilleté et trempé, de verre architectural feuilleté et trempé pour bâtiment, de verre électroménager, de verre pour ameublement et verre spéciaux imprimé ainsi que le silicate de soude solide et liquide destinés à l’industrie chimique, (détergents, fonderie et céramique) et le traitement de sable.

 

Deux éventuels partenariats pour sauver ENAD de Sour El Ghozlane

 

Outre AFRICAVER, M. Benbetka a fait savoir que TONIC Industrie et le Groupe ENAD Sour El Ghozlane « se heurtent à des difficultés de trésorerie qui freinent la relance de leur activité ».

Il a expliqué, à ce titre, que le Groupe ENAD/Spa, constitué d’une société mère et d’un complexe de détergents, est en « cessation de paiement » à cause de la saturation du marché des détergents « induit par les sur-capacités de production des grandes multinationales » (HENKEL, UNILEVER, AIGLE EL HAYAT P&G ).

La société mère détient 9 milliards de dinars de dette héritée de la privatisation de l’entreprise ENAD au profit de HENKEL, « impossible à rembourser, a tel point qu’ACS a pris en charge 5 mois d’arriérés de salaires avancés par ce groupe », a-t-il confié.

L’ENAD souffre, également de lacunes sur le plan technique, avec des équipements « vétustes » avec l’indisponibilité de pièces de rechange, a-t-il déploré en signalant qu’ « aucun investissement n’a été réalisé depuis 25 ans » par cette entreprise.

M.Benbetka a précisé, à cet effet, que les fonds octroyés en 2012 par le CPE, d’un montant de 2 milliards de dinars, dans le cadre du plan de développement destiné au soutien de l’activité et à la mise à niveau des investissements, n’ont pas suffit en raison de la perte considérable des parts de marché.

Le P-DG d’ACS a indiqué que la réhabilitation juridique du complexe et la reprise de l’activité nécessitent « des fonds colossaux ne pouvant être supportés par le Trésor public ».

Cependant, le holding a reçu deux lettres d’intention pour l’acquisition d’actifs et/ou le développement de projets de partenariat au niveau du complexe de Sour El Ghozlane, a-t-il mentionné.

Pour ce qui est de Tonic-Industrie, elle enregistre également une situation financière « déséquilibrée », mais dispose d’un plan de charge et d’une part de marché, a souligné M. Benbetka.

Toutefois, elle nécessite « une restructuration profonde et un soutien fort de l’actionnaire », pour dépasser les problèmes environnementaux qui étaient à l’origine de sa crise et de sa situation précédente, à l’image de l’alimentation en énergie en période de pic, ou encore l’alimentation irrégulière en eau qui occasionnent des pertes et des manques à gagner énormes, a-t-il préconisé.

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