
Johannesburg se prépare, ce samedi, à accueillir les dirigeants des plus grandes économies mondiales, pour la première réunion de ce type organisée sur le sol africain.
Le simple fait que ce sommet se tienne en Afrique du Sud lui confère un caractère différent ; le continent, qui représente le poids de la croissance démographique et économique future, aspire depuis des années à une position plus influente au sein du système financier mondial , et il devient aujourd’hui une plateforme de discussion et non plus seulement un sujet de discussion.
Les pays du G20 contribuent à hauteur d’environ 85 % à la production économique mondiale, à plus de 75 % au commerce international et représentent 67 % de la population mondiale, faisant de ce sommet un espace rare où les caractéristiques de l’économie mondiale des prochaines années peuvent être définies, de la stabilité des marchés au financement du développement en passant par la transition énergétique.
Au niveau macroéconomique, les principales économies ont enregistré une croissance relativement faible au troisième trimestre 2025, le G20 affichant une croissance moyenne d’environ 0,9 % par rapport aux périodes précédentes, ce qui indique une incertitude économique persistante dans un contexte de pressions inflationnistes et de hausse des taux d’intérêt.
Les données récentes sur les exportations, les importations et la croissance du PIB dans les pays du G20 dressent un tableau contrasté de l’économie mondiale, soulignant l’écart entre les économies avancées et émergentes quant à leur capacité d’adaptation aux pressions extérieures.
En ce qui concerne les importations, des fluctuations importantes ont été observées entre les pays, l’Inde enregistrant des augmentations extrêmes de 31,8 % au deuxième trimestre 2025.
Bien que les États-Unis et le Canada aient connu des baisses à certains moments, cela démontre les effets combinés du commerce mondial, des fluctuations des prix des matières premières et des politiques de protection commerciale.
Le choix de l’Afrique du Sud pour accueillir le sommet n’était pas simplement symbolique, mais reflète un changement de perspective au sein du groupe quant au rôle du continent africain dans les chaînes d’approvisionnement mondiales et l’avenir de l’énergie et des minéraux essentiels.
Pour le Sommet économique du G20 de 2025, l’Afrique du Sud a choisi un slogan qui véhicule les messages clés de son histoire ainsi que les défis de développement auxquels sont confrontés le continent africain et les pays du Sud : « Solidarité, égalité et durabilité ».
En tant que pays hôte du sommet, l’Afrique du Sud mettra l’accent sur ses deux principales priorités en matière de politique étrangère : promouvoir le programme de développement du continent africain et des pays du Sud, et réorienter les efforts vers la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies.
Pour remédier à ces problèmes, quatre priorités ont été identifiées comme des obstacles au développement en Afrique : la résilience face aux catastrophes, la viabilité de la dette, le financement d’une transition énergétique juste et l’exploitation des minéraux vitaux pour une croissance inclusive et un développement durable.




